J'ai encore d'autres photos, mais je ne sais plus sur quels supports : téléphone, ipad du mâle, appareil photo.... et un peu la flemme aussi.

tant pis !

 

J'ai pu constater, ce matin, un phénomène intéressant sur mes cabris/

Lazare a trois mois passés, Ladakh les aura le 14.

Ils grandissent, restent fins, Lazare garde ses immenses yeux doux, tandis que Ladakh prend une belle couleur dorée, a les traits qui s'affirment, les cornes qui poussent...

Il perdent leur poil de bébé par endroits, muent un peu bizarrement mais pas de façon inquiétante.

Toujours avares de câlins, de caresses, je viens de passer un moment assise sur les marches de la cuisine, et Lazare est venu s'assoir sur mes genoux, tranquillement, malgré sa taille !

 

C'est un vrai plaisir, leur douceur..

Je n'ai qu'à effleurer Lazare et il se met à ruminer, comme si j'avais appuyé sur un interrupteur.

Ladakh est différent. Il ne se pose pas sur les genoux, mais aime qu'on lui gratte la tête, l'encolure, les cornes, qu'on lui fasse des bisous.

 

Ce matin, j'ai sorti une étrille (ronde, dite "américaine"), pour brosser Ladakh (cachemire croisé rove je rappelle) qui sème des poils partout.

Le résultat a été surprenant. 

 

Hormis les touffes de poils, qui partaient en quantités relativement conséquentes, il s'est figé, yeux mi-clos, appuyé de toute sa masse contre moi (pas forcément pratique pour brosser partout).

Quand j'ai eu fini, je l'ai repoussé, il est retourné faire sa vie de cabri.

Au moment où il s'est retourné, j'ai vu qu'il était un peu sale sur les cuisses et la queue. Donc j'ai gratouillé avec l'étrille du bout du bras.

Il s'est à nouveau figé, stoïque, parfaitement immobile !

 

Quand j'ai voulu faire la même chose à mon chevreuil, qui perd aussi ses poils, le résultat a été radicalement différent : il s'est chauffé, a commencé à m'escalader tête en avant, l'échine hérissée. Genre la déclaration de bagarre !

 

Donc je m'interroge, pas très sérieusement. Est-ce que les origines cachemires de Ladakh le rendent plus docile au brossage, ou est-ce juste un goût qu'il a en particulier ?

 

Sinon, ici depuis quelque temps, on a un super beau temps. les foins sont bien avancés, l'eau se réchauffe.

Mardi et mercredi, je suis alée me bigner, seule ; le Viking n'aime pas l'eau.

Je cherche des coins sympas, pas trop compliqués d'accès, pas trop peuplés, avec suffisamment de profondeur, de largeur et de longueur pour me permettre de faire des bonnes longueurs.

Par la même occasion, j'observe les poissons et cherche des carpes.

Dans le premier site, un peu (beaucoup) vaseux, j'ai repéré des remontées de bulles à l'opposé de ma mise à l'eau : des carpes qui fouillaient le fond pour manger, ces chapelets sont caractéristiques.

Dans le deuxième site, la population piscicole est relativement intense, j'ai vu des immenses bancs de gardons qui jouent au bord de l'eau, des perches, perches soleil, pas farouches pour un sou, quelques chasses de brochets et des brochetons dans les algues.

Il y a de très gros herbiers, fonds sableux.... je ne désespère pas d'y croiser une de mes chères dames Cyprinidées.

En plus, rien qu'au bord, c'est magnifique. La terre et le sable, ici, sont brillants comme de l'or. avec l'eau par-dessus et le soleil, c'est magique.

Quand j'entre dans l'eau jusqu'aux genoux, les alevins et plus gros poissons viennent autour de mes jambes, taper contre mes mollets, picorer mes pieds, et hier j'ai même eu trois perches de près de 20 centimètres qui m'ont passé entre les jambes !

A la maison, les portes, fenêtres et vélus sont ouverts h24, il fait tiède partout.

Les panneaux solaires tournent à plein rendement, et aujourd'hui le Viking embouteille la bière qu'il a brassée il y a quelques semaines.

La Folle est toujours bizarre, stressée (elle fait des traces de pattes humides en permanence dans la maison), elle attaque à vue quand elle croise le Monstre. Du coup, il vit au grenier, où il boit et dort, la bouffe reste dans la cuisine. Je l'emmène partout, dès que je quitte la maison. On trouve un équilibre comme ça.

 

Et sinon, ma plus jeune soeur a accouché le 30 d'un merveilleux et magnifique petit garçon. Quant à Fleur, ma nièce de deux ans, qui est avec le reste de la famille dans la maison domaniale à 23km, tous les matins elle demande à sa mère de téléphoner à l'un de nous trois - le microbe, le Viking ou moi - parce qu'on lui manque et qu'elle veut nous parler.

La vie s'écoule...